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Balle / dans ton camp Balle dans ton camp, un blog explorant les multiples facettes de l'actualité.

Balle de colocation

Balle dans ton camp

BalleSeul dans sa cabane l’étudiant s’évade quelques instants. Il rêve, de balle, de balle, de balle … Mais là, secousse sismique. Violence des évènements. La porte d’entrée s’ouvre brusquement et se dessine dans l’embrasure de la porte la silhouette du colocataire, bruyant et encombrant. Un peu soumis, l’étudiant calme n’a pas le choix que de la fermer s’il veut pas s’assurer des coups à l’envers, de la vaisselle qui traine au bon vieux cadavre de pigeon glissé sous le lit ; à part s’il prépare aussi ses réponses, toujours prêt à renvoyer la balle. 

 

Silence de plomb… Il faut mettre la TV. Pas de TV, plus de TV, maintenant c’est youtube qui tourne en boucle. Trop de choix. On met la radio alors. On se sent seul, isolé, coupé du monde. Pourtant, quel réveil des plus agréables. Matin où il était à balle, mais où sa motivation s’évapora, quand il saisissa véritablement sa solitude. C’est ça d’être dans une nouvelle ville, petite ville, moche, grise, où il a décroché son CDI. Le dimanche, c’est peau de balle, rien à faire, rien à voir. Mais parfois, c’est aussi le moment de se retrouver seul, avec soi même, auquel cas faudrait peut être se mettre à chercher un ami dans les cieux, pour éviter l’ennui morbide qui pointe parfois son nez.

 

Petite semaine qui commence bien : petit-déjeuner bien garni, entre colocataires, pour se motiver et prendre la semaine avec le sourire. Détente garantie, et pour rien en plus, quelques balles à 4. La conversation matinale, qui demande bien du courage, pour lutter contre ce sentiment profond nommé « appel du lit », est source de bien des surprises. Si près des rêves, l’imagination est encore aguichée, prête à envoyer ses balles ici et là pour subjuguer nos douces consciences en quête de joie. 

 

Rentrant de la fac, se retrouver seul, quel bonheur. Tranquillité, joie de la solitude, esprit de l’absence. Petit thé, petite lecture, petit moment où moi et ma balle Wilson qui me regarde tendrement on se retourne les compliments. C’est l’impression que j’ai. Hein Wilson, tu aimerais pouvoir me parler, petite balle en mousse décorée d’un smiley créant joie et bonne humeur. Tu es mon seul compagnon, Wilson. Balle Wilson. Tu ne me trahiras jamais, mon ami. Tout du moins tu auras quelques difficultés à le faire. 

 

Bref, vivre en colocation, vivre seul, tant de situations aux modalités multiples. Les balles sont distribuées. Que faire ? La joie se cache certainement au fond de soi, mais pourquoi ne pas la chercher ailleurs, c’est pourquoi balle est encore dans votre camp.

 

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